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[Chronique] Forbidden – Tabitha Suzuma

 

Bon. Alors c’est assez compliqué de faire une chronique sur ce roman. Vous en avez sans doute déjà entendu parler, il a assez tourné sur la blogosphère. Et si c’est le cas, vous en connaissez sûrement le sujet. 

 

C’est l’histoire de Lochan et Maya, frère et sœur ainés d’une tribu de cinq enfant. Leur père est parti et leur mère est alcoolique et n’est là que pour payer les factures. Ils doivent à tous les deux s’occuper de leurs deux petits frères et de leur petite sœur. On va les suivre dans leur quotidien plutôt compliqué. Non seulement de par les tâches familiales auxquelles ils doivent se consacrer mais aussi à cause de cette affection romantique qui se développe entre eux. En effet, au fur et à mesure du roman Lochan et Maya se rendent compte qu’en fait leur relation ne s’arrête pas seulement à ce qu’ils soient frères et sœurs. 

 

Je voudrais commencer par ce que j’ai préféré dans le roman : Lochan. C’est un adolescent très responsable et mature mais c’est aussi quelqu’un de très timide. Sa personnalité m’a extrêmement touché et la façon dont l’auteur a décrit ce trait de caractère m’a énormément plu et parlé. Car la timidité de Lochan n’est pas banale. Il a énormément de mal à passer outre et chaque étape de sa journée est un supplice. Il ne parle à personne et n’a aucun ami car il panique au moindre contact. Il ne participe jamais en classe bien qu’il soit très intelligent et qu’il ait des projets très précis pour ses études. Mais le plus difficile c’est qu’il a des responsabilités notamment envers ses jeunes frères et sœurs et qu’il ne peut pas laisser gagner sa timidité dans ces cas-là. Mais par-dessus tout, à cause de tout cela, il se sent extrêmement seul et à part. Sa mère et son frère se moquent de lui au lieu de l’aider et la seule personne en qui il a confiance et en qui il peut chercher du réconfort c’est sa sœur Maya. C’est la seule qui le comprend et qui l’a toujours compris et il sait qu’il peut compter sur elle. 

Maya quant à elle est une adolescente un petit peu plus banale si je puis dire. Elle est à l’âge où elle commence à s’intéresser aux garçons et la complicité qu’elle a avec Lochan lui fait ressentir des choses qu’elle n’a jamais ressenti avec personne. C’est à ce moment-là qu’on dérape dans l’histoire. J’ai énormément aimé ma lecture mais je ne peux pas m’empêcher de penser que toute la deuxième partie, du roman c’est-à-dire celle où la romance commence est extrêmement puérile. Je sais que c’est dû à l’âge des personnages parce que c’est la première fois pour eux et ils sont leur seul réconfort l’un et l’autre. Et je sais que dans un autre contexte, avec des parents aimants et sans les préoccupations d’adultes qu’ils doivent endurer, tout cela ne serait jamais arrivé. J’ai eu du mal à les comprendre et je suis sûre que sans cette fin, leur histoire n’aurait sans doute été qu’une passade. Justement, j’ai trouvé la fin assez décevante. J’ai trouvé que c’était bien trop facile que ce soit de la part de l’auteur ou de la part des personnages. 

Pour résumer, et bien que j’ai lu ce livre il y a plusieurs semaines déjà, je ne sais toujours pas quoi en penser.  Une chose est sûre, je garderais en mémoire Lochan et le calvaire qu’il devait endurer tous les jours et je me dis que si lui peut y arriver, tout le monde peut le faire. Dans un sens ce livre est plein d’espoir (si on oublie la fin). 

Je ne sais pas si je recommanderais ce livre parce que je ne souhaite pas que des jeunes soient influencés par cette histoires et pensent que c’est normal. Mais Tabitha Suzuma écrit très bien et le roman en lui-même était assez bien. Mais si on en ressort quand même assez perturbés. Dans tous les cas, il est certain que ce livre fait réfléchir. 

 

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